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Relation diplomatique : le torchon brûle entre la Guinée équatoriale et la France

La république de Guinée équatoriale, via un communiqué publié le 29 juillet par le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération informe la communauté internationale qu’elle rejette catégoriquement la décision rendue par la Cour de cassation de Paris mercredi 28 juillet contre le vice-président de la république de Guinée équatoriale, Teodoro Nguema Obiang Mangue. 

La décision rendue mercredi 28 juillet 2021, par la Cour d’Appel de Paris condamne Teodoro Nguema Obiang Mangue pour “des crimes présumés de détournement de fonds publics équato-guinéens, à une peine de trois ans d’emprisonnement avec sursis et au paiement d’une amende de 30 millions d’euros, ainsi qu’à la confiscation arbitraire de ses biens légalement acquis sur le territoire français, dont un bien devenu propriété de l’État équato-guinéen en 2011 pour les besoins du service public” rappelle le communiqué. 

Tensions diplomatiques en vue entre Paris et Malabo ?

Dans un avenir proche, la Guinée équatoriale, usée que “la justice française encourage un rapport de supériorité de l’État français envers l’État équato-guinéen, en violation flagrante des principes d’égalité souveraine et de non-ingérence dans les Affaires intérieures des États, comme le garantissent la Charte des Nations unies et le droit international général” pourrait procéder à la fermeture de son ambassade en France.

La Guinée équatoriale rappelle que “ces actions violent l’ordre juridique international et l’Accord pour la promotion et la protection réciproque des investissements entre les deux États, signé le 3 mars 1982, à Paris.” Le communiqué souligne qu’en fonction des actions françaises à venir, Malabo se réserve le droit d’une certaine réciprocité, tout en exhortant le gouvernement français à trouver une issue urgente à ces opérations. 

Malabo, à travers cette note soutient que “les tribunaux de la République française ne sont pas compétents pour juger des prétendus événements survenus en République de Guinée équatoriale, et encore moins pour juger le vice-président de la République de Guinée équatoriale et réitère que la législation applicable en République française ne peut être applicable sur le territoire equato-guinéen, cela en raison du principe de territorialité de la loi.”

Enfin, les autorités équato-guinéennes font savoir “qu’elles utiliseront les moyens offerts par le droit international, tels que le Comité international des droits civils et politiques des Nations unies et la Cour européenne des droits de l’homme pour se défendre, comprenant qu’un droit fondamental, le droit à un procès équitable, a été violé.”

Affaire à suivre

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